Le CAC 40 rebondit frôlant les 8 300 points, le naufrage de Stellantis
information fournie par Zonebourse 06/02/2026 à 17:54
Cette semaine, deux banques centrales en Europe ont pris la lumière en dévoilant hier leur première décision de politique monétaire de l'année 2026.
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) n'a apporté aucune modification à sa politique monétaire, les taux de facilité de dépôt, les opérations principales de refinancement et la facilité de prêt marginal sont maintenus respectivement à 2, 2,15 et 2,40%.
"La BCE a maintenu ses taux inchangés à 2% pour la cinquième réunion consécutive, comme attendu. Elle a surtout maintenu un discours d'attente et de neutralité sur les décisions futures malgré la hausse des risques géopolitiques et la volatilité des changes en ce début d'année. Cela suggère qu'il faudrait un changement important des perspectives et des conditions financières pour qu'elle change ses taux cette année. Nous prévoyons des taux stables jusqu'à l'année prochaine", a déclaré Xavier Chapard, stratégiste chez LBP AM.
"Cela dit, l'inflation a ralenti plus qu'attendu en zone euro en janvier, ce qui soutient notre prévision d'une inflation durablement sous la cible à partir du milieu d'année et implique que les risques sur les taux de la BCE restent baissiers pour 2026. L'inflation totale repasse nettement sous la cible, à 1,7%, et l'inflation sous-jacente ralentit à un plus bas depuis 4 ans, à 2,2%", précise l'analyste.
"La communication de la BCE reconnaît la résilience fondamentale de l'économie, mais elle accorde une importance croissante aux incertitudes qui pèsent sur les perspectives. La déclaration souligne l'attention accrue portée aux risques externes, qu'il s'agisse des tensions commerciales mondiales ou de l'instabilité géopolitique, indiquant que ces facteurs ont gagné en importance et occupent désormais une place centrale dans l'évaluation globale de la situation économique par la BCE", ont commenté de leur côté, Valentin Bissat, chef économiste & stratégiste senior, et Marie Thibout, économiste et stratégiste senior chez Mirabaud.
En outre, la Banque d'Angleterre a également annoncé l'absence de modification de sa politique monétaire, maintenant son taux directeur à 3,75%. "La différence avec la BCE réside dans le fait que la BoE est toujours considérée comme étant en phase d'assouplissement, la dernière baisse de taux ayant eu lieu lors de la réunion de décembre 2025, tandis que la dernière baisse de la BCE remonte à sa réunion de juin 2025. En effet, la décision de la BoE peut être qualifiée de statu quo accommodant, cinq membres de son Comité de politique monétaire ayant voté pour le maintien des taux et quatre pour une baisse", a soulèvé Paul Jackson, responsable mondial de la recherche sur l'allocation d'actifs chez Invesco.
Sortie de route pour Stellantis, Vinci leader du CAC 40
Du côté de la cote, à Paris, Stellantis (-25,24%) a lourdement chuté. Le groupe automobile multinational franco-italo-américain a signé la plus forte baisse du CAC 40, après avoir encaissé des charges exceptionnelles d'environ 22 milliards d'euros dans ses résultats 2025.
Société Générale (-2,21%) a reculé malgré une solide performance sur l'exercice 2025. La banque a enregistré des revenus records à 27,3 MdsEUR , en forte hausse de 6,8% sur un an. Son résultat net part du groupe s'élève à 6 MdsEUR en croissance de 43%.
A l'inverse, Vinci (près de 10%) a dominé le CAC 40 après la publication de résultats 2025 solides et de perspectives 2026 bien orientées. Le spécialiste mondial des métiers des concessions, des services à l'énergie et la construction a enregistré notamment un cash-flow libre record de 7,01 MdsEUR, en hausse de 202 MEUR. Hors impact de la surtaxe fiscale (425 MEUR), le free cash flow ressort à 7,44 MdsEUR, en croissance de 9% sur un an.
En Europe, figurant parmi les plus fortes hausses de l'OMX Copenhagen ce vendredi, Orsted ( 3,48%) a progressé à la faveur de résultats 2025 globalement satisfaisants et d'une progression continue attendue de son Ebitda pour 2026 et 2027.
Hier, dans un bref communiqué de presse, le groupe minier multinational anglo-australien Rio Tinto, a confirmé des rumeurs de presse en indiquant qu'il n'envisageait plus de fusion éventuelle ou autre regroupement d'entreprises avec Glencore (entreprise anglo-suisse de négoce, courtage et d'extraction de matières premières). Rio Tinto précise que cette décision a été prise car il ne parviendrait pas à trouver un accord qui créerait de la valeur pour ses actionnaires. A la suite de cette information, le titre de Rio Tinto avait perdu à la clôture hier 2,78%, celui de Glencore avait chuté de près de 8%.
En outre, l'arrivée d'outils d'automatisation de nouvelle génération, portés par des acteurs comme Anthropic, a bouleversé l'équilibre du secteur technologique cette semaine. Les investisseurs redoutent un phénomène de cannibalisation. Ils craignent que ces nouveaux outils ne rendent obsolètes les modèles économiques des leaders du SaaS (Software as a Service) plutôt que de les compléter. Des géants de la tech tels que Microsoft, Salesforce et Adobe voient leur domination menacée par ces solutions plus agiles et potentiellement plus efficaces. Conséquence sur les marchés, les actions de ces entreprises ont fortement reculé à Wall Street cette semaine comme Capgemini à Paris.
La semaine prochaine, les résultats d'entreprises vont continuer de tomber. Sont attendus à Paris ceux de Capgemini, EssilorLuxottica, Hermès, Kering, L'Oreal, Safran ou encore TotalEnergies. Aux Etats-Unis, les résultats de Coca-Cola et de Airbnb seront aussi à surveiller.
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